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Le grain de riz

mercredi 24 juin 2015, par Flavie Retory

Il était une fois un jeune homme qui était pauvre.
C’était le 31 décembre ,le dernier jour de l’année et d’habitude,ce jour là on fait un bon repas.
Il s’est dit :
<< Qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ?Qu’est-ce que j’ai dans ma cuisine ?>>
Il va dans sa cuisine ;
il ne restait plus rien :
pas de pommes de terre, pas de spaghettis,pas couscous, pas de haricots, pas de lentilles, pas de pain, pas de sucre, pas de chocolat, pas de lait,
RIEN, RIEN, RIEN
Il avait une vielle,vielle table en bois, il tire le tiroir de la table et là, qu’est ce qu’il trouve coincé dans une fente de tiroir ?
Un grain de riz.
Il se dit :
<< je vais manger un grain de riz.
ça vaut mieux de manger ce grain de riz que de rien manger du tout.
Je vais le faire cuir, ça me fera passer le temps et puis, quand il sera cuit, je le sucerai lentement, lentement. >>
Mais pour faire cuire son grain de riz, il lui fallait une casserole.
il était tellement pauvre qu’il n’avait pas de casserole : il avait déjà vendu toute sa vaisselle. Il va trouver son voisin :
- Tu peux me prêter une casserole ? J’ai du riz a faire cuire pour ce soir.
- D’accord, dit son voisin, je te passe une casserole.
Laquelle veux-tu, la petite ou la grande ?
- Moi, on ma dit, pour faire cuir le riz, pour qui ne colle pas, pour qu’il n’attache pas, il faut le faire cuire dans beaucoup d’eau.
Donne moi donc la grande casserole.
Le voisin se dit :
<< Il doit avoir beaucoup de riz, moi, j’ai la flemme de me faire à manger ce soir, je viendrai bien manger avec lui...>>
La casserole, mais ce soir je viens manger avec toi.
- D’accord, quand y en a pour un,y en a pour deux.
Pour faire cuire le riz, il fallait mettre de l’eau dans la casserole.
Il n’en n’avait pas, parce qu’à cette époque-là il n’y avait pas l’eau courante dans les maisons. Il fallait chercher l’eau à la fontaine, c’était à huit cents mètre, l’hiver, faisait froid . Pour tirer l’eau de la fontaine, il y’avait une pompe à main, il avait du rhumatisme, il avait la flemme d’y aller.
<< La voisine, elle va bien me passer un peu d’eau.>>
IL va chez la voisine :
- J’ai du riz à faire cuire pour ce soir pour le voisin et moi mais je n’ai pas d’eau.
TU PASSER UN PEU ?
La voisine lui répond :
- D’accord, mais je me suis donné du mal pour aller à la fontaine, je te passe de l’eau mais je viendrai manger le riz avec vous.
- D’ACORD, QUAND Y EN POUR DEUX, Y EN POUR TROIS.
Pour faire cuire le riz, il fallait faire du feu, avec du bois, du papier et des allumettes.
Il n’en n’avait pas.
Il va chez Pierre, chez Jacques.
Pierre lui a passé du bois,Jacques des allumettes et Michel du papier.
Chaque fois qu’il empruntait quelque chose, ils ont dit :
- D’ACCORD, MAIS ON VIENT AVEC AVEC VOUS.
- D’ACCORD, QUAND Y EN POUR TROIS, Y EN POUR QUATRE.
D’ACCORD, QUAND Y EN POUR POUR QUATRE, Y EN POUR CINQ.
D’ACCORD, QUAND Y EN A POUR CINQ, Y EN POUR SIX.
Du coup il avait tout ce qu’il fallait : le feu, l’eau, la casserole, mais un seul grain de riz.
<< Comment je vais faire ce soir pour partager le grain de riz en six ? Ou alors, on le suce chacun notre de notre tour ...>>
Il réfléchit, réfléchit.
Tout à coup, il a une idée.
Dans le village, il y avait un fermier qui élevait des poules.
Il va le trouver, il lui dit :
- Ce soir, on est six à manger du riz.
Y a le voisin, la voisine, Pierre, Jacques, Michel et moi.
Toi tu es tout seul, tu dois t’ennuyer.
Si tu as envie de venir manger avec nous, tu seras le bienvenu.
Mais on est de pauvres gens, on mange le riz sec, sans viande, sans assaisonnement.
Toi tu mangerais le riz avec une poule, par exemple, mais si tu veux notre riz, tu seras le bienvenu.
Le fermier dit :
- Je viens manger votre riz mais je ne vais pas venir les mains vides, c’est normal que j’apporte quelque chose.
Tiens, prends cette petite poule grasse qui est là.
Le garçon a pris la poule, il était content.
Il vaut mieux manger une poule à sept que manger un seul grain de riz à six.
Mais quand même, une poule sept, sa ne fait pas un gros morceau pour chacun.
<< Je suis bête de lui avoir parlé de ses poules, j’aurais dû lui parler de ses dindes ou de ses oies.>>
Dans le village, il y avait une vieille qui élevait des dindes.
Il va trouver la vieille. Il dit :
- Ce soir, on est sept à manger une poule au riz : le voisin, la voisine, Pierre, Jacques, Michel, le fermier et moi.
Toi, tu es seule,tu dois t’ennuyer.
Si tu as envie de venir manger avec nous, tu seras la bienvenue.
On aura une poule pour huit, ça ne fait pas un gros morceau chacun, c’est pas aussi gros qu’une dinde mais on se débrouillera avec la poule pour huit.
La vieille dit :
- Moi je ne vais pas venir les mains vides, les dindes je les vends, je suis toute seule, je n’ai pas l’occasion d’en manger.
Pour une fois que je peux en manger en compagnie tiens prends la petite dinde qui est là
Quand il a vu que ça marchait bien comme ça, il est allé chez le jardinier pour avoir des légumes, chez le pâtissier pour avoir des gâteaux, chez l’épicier pour l’assaisonnement.
Ce qui fait le soir, ils étaient au moins quinze à table et il y avait un magnifique repas :
la dinde, un ràgout, la poule, des gâteaux ils se régalaient.
Au milieu du repas, il y en un qui dit :
- Ce matin tu nous as dit que tu nous invitais à manger du riz, où est ton riz ?
- Ah ! le riz ...j’ai oublié de le mettre dans la casserole de toute façon vous n’avez pas raté grand-chose.
Il a pris le grain de riz, il leur a montré, il a raconté l’histoire et eux,
ILS ONT BIEN RI !